L’anxiété va souvent de pair avec la maladie chez les personnes atteintes de diabète. Elle peut entraîner des réactions d’hypervigilance ou de dépression, sans pour autant atteindre un seuil pathologique. Une anxiété persis tante doit toutefois alerter sur un possible « burn-out du diabète » et une aggravation de l’hyperglycémie.
L’anxiété dans le contexte d’une atteinte chronique à la santé telle que le diabète n’est pas à considérer systématiquement comme pathologique. Elle fait partie du vécu psychique habituellement ressenti par les patient·es, dont l’état émotionnel oscille fréquemment entre colère, déni, anxiété, acceptation et marchan dage. Toutefois, une anxiété persistante durant plusieurs semaines doit alerter sur l’existence possible de troubles psychiatriques caractérisés, dont la dépression, qu’il importe de diagnostiquer et de traiter.
Deux types de peurs possibles
Au-delà de maladies psychiatriques, il est intéressant d’étudier plus en détail l’anxiété liée au diabète, tant elle se présente comme étant souvent spécifique à la maladie. Elle est souvent présente chez les personnes atteintes de diabète, particulièrement par l’intermé diaire de « peurs », dont on peut distinguer premièrement une peur liée aux possibles complications à long-terme de la maladie (atteintes rénale, neurologique et oculaire) et deuxièmement une peur des épisodes d’hypoglycémies. Ces peurs peuvent engendrer deux types de comportements opposés – soit une accentuation du contrôle de la maladie (réaction dite « obsessionnelle »), soit un abandon de l’auto contrôle (réaction dite « dépressive »).
Demander de l’aide pour éviter le burn-out
Spécifiquement reliée au diabète, il existe une entité clinique appelée « burn-out du diabète » : sans atteindre les critères de sévérité d’un état dépressif, elle se manifeste par un état de surcharge mentale majeure avec un sentiment important d’être débor- dé psychiquement face à la maladie et de ne plus parvenir à y faire face. Quelle qu’en soit l’origine, l’anxiété engendre le plus souvent une tendance à l’hyperglycémie, rendant d’autant plus difficile le contrôle de la maladie et entraînant une perte de confiance en soi. Il est donc impératif que les personnes diabétiques puissent accéder rapidement à une aide psychologique lorsque l’anxiété devient envahissante et handicapante.
